mercredi 13 avril 2016

LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN ...


Beurk ! Je n’aurais jamais dû toucher à ce gâteau d’anniversaire ! Le peu que j'en ai mangé m’a rendu bien malade et j’ai l’impression que je ne suis pas le seul, au vu du peu de commentaires exprimés sur la recette  de notre célèbre pâtissière locale.

Mais où sont donc passés tous ces fidèles et zélés soutiens, prompts à voler au secours de leur gente Dame ? Le gâteau les aurait-il aussi anéantis ? N'auraient-ils pas digéré les couleuvres avalées depuis 2 ans ?
Il faut dire qu’à peine remis de cette intoxication, il a fallu avaler l’affaire Mikerson Olivier, tout aussi toxique !

Mais qu’arrive-t-il donc à notre pauvre Callac ? Il est vrai que ni son architecture ni sa situation géographique n'ont jamais fait d'envieux mais la vie y était paisible et chacun  reconnaissait le sens de l’accueil de ses habitants et leur belle et riche vie associative.
Et voilà que, patatras, en deux, trois ans, envolés, à quelques rares exceptions près, le bien- vivre ensemble, le sens de la fête et de la solidarité. Pire voici que notre commune qui fut un exemple de l'accueil de l'Autre se voit aujourd'hui marquée au fer rouge de l’infamie raciste.

Comment en est-on arrivé là ? Cette atmosphère délétère ne serait-elle pas  liée aux propos insidieux distillés pendant la dernière campagne électorale, aux mensonges, aux promesses non tenues, aux non-dits, aux petits calculs d’intérêt personnel, à l’absence de conscience  politique ? Se poser la question, c'est déjà y répondre et, soit dit en passant, par là même comprendre aussi  pourquoi est né « Le Hérisson Callacois » qui s'efforce avec ses faibles armes  de mettre en lumière ce que l'on voudrait souvent cacher sous le manteau.

 On peut aussi se demander quelle est la part des  propos innocemment distribués par ceux qui détiennent à la fois autorité morale et  parole publique .

Dans le bulletin paroissial  «  Mouez an Argoat » d’avril 2013 , on pouvait lire : «  Mais on ne doit recevoir et garder chez nous que ceux qu’on est en mesure d’accueillir décemment, à qui on peut donner pain, logement et travail, éducation, ceux qui veulent intégrer notre société, en apprendre la langue, en respecter les lois, les mœurs, les religions déjà présentes. Sinon, préparons-nous à leur  dissolution progressive, à leur submersion dans le temps par une autre civilisation, culture, tradition, religion, langue… à échéance possible d’une cinquantaine d’années... Le voulons-nous ?  »
Ce genre de propos de la part de responsables ecclésiastiques locaux ne sont-ils pas de nature à attiser les esprits alors qu’une petite musique monte et s’insinue partout dans notre société, une petite musique que nous reconnaissons bien et qui s’est toujours  terminée jusqu’à présent dans un tintamarre xénophobe et destructeur ?

Le  dernier exemple en date de ce comportement propre à détruire  confiance et unité entre les gens et à n' apporter que méfiance et rancoeur est la prévision dans le dernier budget d'une ligne de trésorerie pour que la commune s'équipe d'un système de géo localisation du personnel et cela sans que ce dernier  en ait été informé  officiellement. Pourtant n'est-ce pas la qualité des rapports humains qui conditionne la qualité du travail accompli ?

N’est-il pas temps de rectifier le tir... à moins qu’il ne soit déjà trop tard !