mercredi 19 novembre 2014

Le mystère de la Verte Vallée : une enquête de l’inspecteur HARRY SONN

Une brume épaisse s'était abattue sur la ville ce soir-là. En raison de l'heure tardive, le couloir du premier étage du commissariat était vide et il y régnait une lumière blafarde. De derrière la porte du Bureau 13 s'échappait  la voix chargée de menaces du commissaire principal :

- Alors , Harry, où en êtes- vous de cette affaire de tags sur Callac ?
- Je creuse, Commissaire, je creuse...
- Comment ça « vous creusez », Inspecteur ! Voilà plus de deux mois que la statue de NAOUS a été peinte en zèbre. Maintenant, ça fait deux semaines que le marché aux veaux est recouvert d’inscriptions sans queue ni tête et vous, Inspecteur, vous creusez ! Mais vous vous foutez de moi ! Madame le maire est furieuse. Il paraît que la restauration de Naous va coûter une fortune et nécessitera  l’intervention de spécialistes. Quant aux inscriptions sur le marché aux veaux, pour l'instant seul L'ECHO a tenté d'en percer le mystère. Oserez-vous prétendre le contraire? Cela ne peut plus durer ! Je veux savoir qui se cache derrière ce gang des Tags Callacois, Harry, et vite. Dites-moi, au moins, que vous avez un semblant de  piste !
- Oui, commissaire. Mais l'important était  d’abord de savoir si les deux affaires étaient liées ou non. C’est pourquoi j’ai demandé des analyses de peinture. Le résultat est sans ambiguïté. Il ne s’agit pas de la même peinture.
- Non , mais vous vous foutez vraiment de moi, Harry, elles ne sont pas de la même couleur! Celle de Naous est de couleur crème et celle du marché aux veaux est rouge!
- C’est vrai Patron,  mais les apparences sont parfois  trompeuses. Maintenant nous avons une certitude scientifique.
- Et alors, qu’en déduisez- vous ?
- Hé bien, un faisceau d’indices me porte à croire que les deux affaires ne sont pas liées : des peintures différentes, l’inscription sur Naous  faite au pochoir et des expertises graphologiques désignant des auteurs  différents. Je pense en outre, que  le tag « CLUB ARDENAIS PUR DE CHATEAUBRIANT » est le fait d’éleveurs de chevaux mauvais en orthographe puisqu'il manque un « n »  à « ardennais » mais très au fait des origines troubles de l’étalon NAOUS qui serait un sans papier régularisé clandestinement à Plusquellec.
- D’où tenez- vous ça , Harry ?
- Trop long à vous expliquer. Par contre, l’affaire du marché aux veaux, c’est une autre histoire, du lourd, Patron, du très lourd !
- Que voulez vous dire  Harry, un complot communiste ?
- Ah non ! je n’irais pas jusque-là !
- Alors, les hérissons callacois ?
- Ils sont hors de cause ;
- Comment en êtes- vous si sûr ?
- Nous avons une taupe chez les hérissons .
- Ah, bien ! et c’est elle qui creuse peut-être! Très drôle, Inspecteur, très drôle. Mais alors qui, Harry, qui ? Vous  pensez  à une machination politique ?
- A ce stade, il ne faut rien écarter, mais j’ai ma petite idée.
- Vous ne pensez tout de même pas à...
     
                                                            à suivre...

Qu’a donc découvert  l’inspecteur Harry Sonn ? L’affaire des Tags cache-t-elle une réalité beaucoup plus inquiétante ? De quoi le commissaire a-t-il peur ?
Vous le saurez en lisant la suite des enquêtes de l’Inspecteur Harry Sonn  dans  un prochain numéro...





mercredi 5 novembre 2014

Les Escapades Du Hérisson : Soirée Bar'a gan

Une jolie histoire d'amitié et de convivialité comme on les aime au Hérisson. Et quoi de plus symbolique pour rendre hommage à notre compagnon de route Jean-Yves qu'une soirée consacrée au pain et à la musique?

C'est en espérant que vous viendrez nombreux le 15 novembre que nous publions le texte ci-dessous que nous a fait parvenir l'association Bar'a Gan.



Bar’a gan fait rimer musique et four à pain
Bar'a gan, c’est l’histoire d’un hameau, celui de Guernaudren Huellan, à Plusquellec, qui abrite deux familles partageant des valeurs communes (amitié, solidarité) et un goût prononcé pour la musique et les chansons, sans lesquelles un repas ou une soirée barbecue n’auraient pas la même saveur.
« Depuis une dizaine d’années, germait l’idée de créer une association pour restaurer le vieux four à pain du village, dont les vestiges étaient encore en 2011 noyés au coeur d’un roncier. En juin de cette même année, l’approche de la Fête de la Musique a été le déclic : Bar'a gan (le pain qui chante, en breton) a donc été officiellement créée ».
Les objectifs de l’association s’orientent dans deux directions : organiser des animations musicales et festives, et restaurer le four à pain de Guernaudren. Aujourd’hui, les travaux ne sont pas encore achevés, mais la réalisation du four, qui a été totalement démoli puis reconstruit, touche à son terme. Il reste un peu de maçonnerie, les joints, et la végétalisation du dôme à réaliser, avant de penser à aménager l’espace alentour. La disparition brutale de Jean-Yves Milbeau, qui fut à l’origine du projet, a causé une telle émotion au sein de l’association que le chantier est resté en sommeil quelques mois, « mais pas question de l’abandonner ! », affirment d’une même voix les membres de Bar’a gan. « Achever ce four et le mettre en service reste notre souhait à tous, et une manière pour nous de rendre hommage à Jean-Yves ».
Les ressources financières de Bar'a gan demeurent très limitées, puisqu’elles ne reposent que sur l’adhésion des membres fondateurs, et la générosité de membres bienfaiteurs qui souhaitent soutenir les actions de Bar'a gan.
Soirée Bar’a gan au Bacardi le 15 novembre
La soirée du 15 novembre au Bacardi s’inscrit parfaitement dans l’esprit de Bar’a gan : « Cette soirée musicale et festive sera la première manifestation organisée en partenariat avec Melrose, une association que Jean-Yves appréciait énormément pour son dynamisme, son abnégation et sa volonté de développement culturel en Centre Bretagne ».
En première partie, vers 21h, le Jazzyroise Big Band ouvrira la soirée dans la plus pure tradition swing des grands orchestres de l’après-guerre (Glen Miller, Count Basie, Duke Ellington…). Ses 21 musiciens, dont plusieurs sont issus du mythique Orchestre des Equipages de la Flotte, se répartissent sous quatre pupitres selon la tradition du big band américain : saxophones, trombones, trompettes, section rythmique, formant ainsi une grosse machine qui « groove », complétée sur quelques morceaux par des chanteurs ou une clarinette. La particularité de cet orchestre est de réunir des musiciens professionnels et amateurs fous de jazz populaire et joyeux. En effet, le Jazzyroise Big Band est avant tout un orchestre pour faire danser…
La suite de la soirée prendra des accents plus rock, avec les Nantais de Sea of Minds qui proposeront leur propres compositions, des reprises et quelques surprises dans un show scénique électrisant qui séduit régulièrement le public de la région nantaise, dans laquelle ils se produisent régulièrement.
Notons que les deux formations qui monteront sur scène accueillent chacune un enfant du pays : Gérard Blotteau, ancien chef du centre de secours de Callac, est le batteur attitré du Jazzyroise Big Band, et Bastien Milbeau (fils de Jean-Yves) est membre de la première heure de Bar’a gan !
Le bureau de Bar’a gan est coprésidé par Marie Steun et Romain Milbeau. Dominique Milbeau assure le secrétariat, et Brigitte Steun la trésorerie. Geneviève Milbeau, qui a vu construire le four à pain originel, est présidente d’honneur.

Retrouvez Bar’a gan sur Facebook (https://www.facebook.com/pages/Bara-Gan/741216649304463) et sur Twitter (https://twitter.com/AssoBaraGan)








































vendredi 24 octobre 2014

Le Hérisson et l’Actualité : Conseil Municipal du 20 octobre 2014 


Tout va très bien , Madame la Marquise !

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
La rentrée, s’est bien passée,
0n n'a pas de TAP (1)  mais on s'en tape.
Question santé, tout est réglé
Un mois d’attente , on est patient.
Ah ! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d'tourner en rond,
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

1- Les TAP ( Temps d’Activité Périscolaires) : ce sont des activités d’éveil à mi-chemin entre l’enseignement et le loisir qui devraient être proposées aux enfants dans le cadre de la semaine des 4 jours et demi.

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
Le réseau d'eau, il a des fuites,(2)
Mais c'est pas grave, on a du chistr,(3)
Pour le plan d’eau, c’est décidé
Les subventions (4), on va garder.
Ah! Si  y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d'tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

2- Notre réseau d’eau potable se caractérise par une longueur importante (près de 600km) à travers un terrain accidenté et essentiellement agricole. Ceci explique l’importance des fuites et la difficulté à les repérer. De plus, la consommation est  assez faible car il n’y a pas de gros consommateur. L’eau a donc tendance à stagner ce qui rend  l’entretien plus  difficile.

3-Cidre en breton.

4- Il s’agit des 223 000€ de subventions pour le projet de la Halle de la Verte Vallée votées le 23 octobre 2012 à l’unanimité du conseil municipal dont faisaient partie Lise Bouillot, Jean Paul Le Louët, Catherine Rolland, Christophe Huitorel et Marcel David.
Lise Bouillot et Marcel David faisaient aussi partie du comité de pilotage d’une trentaine de personnes: élus, responsables associatifs ou simples citoyens, comité qui avait construit le projet depuis  janvier 2011. Le projet était alors un modèle de projet participatif . Pourtant, un an avant les élections, l'actuelle majorité se désolidarisait en s'abstenant  sur ce point au moment du vote du budget 2014. L’ « annulation du projet du foirail », projet qu'elle jugeait désormais pharaonique et sans intérêt allait devenir un engagement fort de sa campagne électorale. Et voilà qu'aujourd'hui, une fois élue, elle semble redécouvrir ces 223 000 € et tient absolument à en faire profiter notre commune. Comment et pour quoi faire, ce sera la surprise de fin d’année !
 
Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien  !
Pour les idées, on va trouver,
Au salon des Maires, on va chercher
Et pour les boues qu’on a curées
A quoi bon les  analyser ?(5)
Ah! Si  y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d'tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

5- Il s’agit des boues extraites de l’anse du plan d’eau située en contrebas du foirail. Le réseau d’eaux pluviales y déverse une grande partie des  eaux de pluies de la ville, chargées de matières organiques et de résidus tels que les hydrocarbures répandus sur la chaussée. Il est bon et, en principe, réglementaire de connaître la composition de ces boues, notamment  en métaux lourds, avant de les stocker ou de les épandre.

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très ,tout va très bien !
Pour le CCE, on a voté (6)
Mais les crédits  sont épuisés,
Alors le  Comice, il attendra (7)
Et puis non, ça plaira pas.
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d' tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

6- Il s’agit des 20 € par adhérent résidant sur la commune et bénéficiaire de l’aide à domicile fournie par le Comité Cantonal d’Entraide , actuellement déficitaire. Pour Callac, il y a 170 adhérents sur  358  pour l’ensemble du canton. La subvention est donc de 3400 €. Ce mode de calcul est très discutable car il fait reporter une fois de plus une charge cantonale essentiellement sur les citoyens callacois. Le même débat existe pour Melrose, Le cinéma « la Belle Equipe » , le Judo Club , Le Secours Populaire, l’entretien des salles sportives etc…. Un calcul par habitant serait beaucoup plus juste ou encore l’élargissement des compétences intercommunales.

7- La majorité a hésité à accorder cette subvention au Comice Agricole au motif que cette association  avait transmis sa demande trop tard et que les crédits de subventions aux associations  étaient entièrement consommés. Elle s’est rappelée, au dernier moment, que nous étions un canton très rural…

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
Pour l’vieux collège, de Saint Laurent
On l’détruira, si on a le temps,
Et pour la ruine, derrière la gare,
On attendra l’mandat suivant(8)
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d' tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

8- L'optimisme affiché lors de la campagne électorale par la majorité concernant les ruines qui défigurent notre ville se heurte aux  difficultés du monde réel. La disparition de ces « dents creuses » est complexe et demande l'adhésion du ou des propriétaires, ce qui n'est pas une mince affaire... Cet optimisme se retrouve dans bien des dossiers tels que le redéploiement total des subventions accordées au projet de la Verte Vallée ou le contrôle des fuites du réseau d'eau ou encore les problèmes d’humidité du Gymnase Albert Montfort…. Là encore, il est simple de le dire, beaucoup plus compliqué de le faire ! Attendons donc des résultats concrets.

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
L’opposition , nous on s’en moque
Et nos promesses, c'était du toc.
Cette minorité, faut la museler,
Les invitations vont au panier. (9)
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d' tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

9- Une interrogation demeure sur l’invitation de la minorité à l’inauguration de l’EPHAD. Ces invitations sont faites par Côtes d’Armor Habitat, qui tient bien sûr compte des propositions du maire et  président du CCAS. Affaire à suivre…














































mardi 21 octobre 2014

20 000 pages lues !!!!!!


























20 000 pages lues, sans pub, en six mois, ça se fête ! 
Merci à tous ceux qui sont devenus nos fidèles lecteurs...
Et en route pour les 30 000 !


 

jeudi 16 octobre 2014

Le Hérisson et La Saga De La Verte Vallée




























                                    CHAPITRE PREMIER:
                                Un combat à armes inégales

    Ce Sanzétikète doré, cela faisait un moment que je le sentais rôder autour de mon nid de feuilles et de branchages. Je savais qu'on l'avait aperçu arpentant les alentours du foirail. Ses déclarations sibyllines dans la presse ne laissaient présager rien de bon et tout le bois bruissait de murmures alarmants... Désormais comme en d'autres temps, revenaient dans mes nuits des cauchemars habités de contrevérités et de sournois revirements électoraux : mon cerveau de hérisson embrumé par la torpeur de l'hibernation demandait vainement grâce.
    Ce mercredi-là, l'attaque fut soudaine et mes pires craintes se réalisèrent : au petit matin,  un coup de griffe d'une violence inouïe fit voler en éclats mon refuge et m'expédia à plusieurs mètres. J'eus cependant durant cette mise en orbite inattendue le réflexe vital de me rouler en boule, ce qui  eut pour effet d'amortir mon atterrissage forcé sur la dalle en béton de la halle aux veaux. Sonné mais vivant, je me réfugiai  tant bien que mal dans une canalisation, bien décidé à  ne pas bouger un piquant et à reprendre des forces pour faire face à la prochaine attaque.
        Pendant ce temps , le Sanzétikète, las de me chercher en vain, semblait vouloir adopter une autre tactique.  Parmi les bruits  de la vallée qui s'éveillait  me parvenait sa voix doucereuse :
         « Petit hérisson, pardonne-moi, je ne te voulais pas de mal, je te respecte, tu sais...Je voulais juste jouer un peu avec toi. Sors de ta cachette que je puisse soigner tes blessures. Devenons amis. Me croiras-tu si je te dis que j' apprécie beaucoup ce que tu fais et que j'ai besoin de toi pour faire savoir autour de nous combien je suis généreuse  et magnanime envers ceux qui s'opposent à moi. Aide-moi et je te ferai roi du domaine de la Verte Vallée... »
              
Le naïf petit hérisson va-t-il se laisser séduire par le chant de sirène  de Sanzétikète doré? Tombera-t-il dans le piège? Déjouera-t-il les ruses  de Sanzétikète à la langue dorée? Qui sortira vainqueur de ce combat inégal? Vous le saurez  en lisant la suite de « La Saga de la Verte Vallée » dans le Hérisson Callacois ou encore, si le coeur vous en dit, dans la presse locale du mercredi...Mais, chers lecteurs, prenez garde vous aussi  au chant enjôleur des sirènes...