dimanche 23 novembre 2014
mercredi 19 novembre 2014
Le mystère de la Verte Vallée : une enquête de l’inspecteur HARRY SONN
Une
brume épaisse s'était abattue sur la ville ce soir-là. En raison
de l'heure tardive, le couloir du premier étage du commissariat
était vide et il y régnait une lumière blafarde. De derrière la
porte du Bureau 13 s'échappait la voix chargée de menaces du
commissaire principal :
-
Alors , Harry, où en êtes- vous de cette affaire de tags sur
Callac ?
-
Je creuse, Commissaire, je creuse...
-
Comment ça « vous creusez », Inspecteur ! Voilà
plus de deux mois que la statue de NAOUS a été peinte en zèbre.
Maintenant, ça fait deux semaines que le marché aux veaux est
recouvert d’inscriptions sans queue ni tête et vous, Inspecteur,
vous creusez ! Mais vous vous foutez de moi ! Madame le
maire est furieuse. Il paraît que la restauration de Naous va coûter
une fortune et nécessitera l’intervention de spécialistes.
Quant aux inscriptions sur le marché aux veaux, pour l'instant seul
L'ECHO a tenté d'en percer le mystère. Oserez-vous prétendre le
contraire? Cela ne peut plus durer ! Je veux savoir qui se cache
derrière ce gang des Tags Callacois, Harry, et vite. Dites-moi, au
moins, que vous avez un semblant de piste !
-
Oui, commissaire. Mais l'important était d’abord de savoir
si les deux affaires étaient liées ou non. C’est pourquoi j’ai
demandé des analyses de peinture. Le résultat est sans ambiguïté.
Il ne s’agit pas de la même peinture.
-
Non , mais vous vous foutez vraiment de moi, Harry, elles ne sont
pas de la même couleur! Celle de Naous est de couleur crème et
celle du marché aux veaux est rouge!
-
C’est vrai Patron, mais les apparences sont parfois
trompeuses. Maintenant nous avons une certitude scientifique.
-
Et alors, qu’en déduisez- vous ?
-
Hé bien, un faisceau d’indices me porte à croire que les deux
affaires ne sont pas liées : des peintures différentes,
l’inscription sur Naous faite au pochoir et des expertises graphologiques désignant des auteurs différents. Je pense en
outre, que le tag « CLUB ARDENAIS PUR DE CHATEAUBRIANT »
est le fait d’éleveurs de chevaux mauvais en orthographe puisqu'il
manque un « n » à « ardennais » mais
très au fait des origines troubles de l’étalon NAOUS qui serait
un sans papier régularisé clandestinement à Plusquellec.
-
D’où tenez- vous ça , Harry ?
-
Trop long à vous expliquer. Par contre, l’affaire du marché aux
veaux, c’est une autre histoire, du lourd, Patron, du très lourd !
-
Que voulez vous dire Harry, un complot communiste ?
-
Ah non ! je n’irais pas jusque-là !
-
Alors, les hérissons callacois ?
-
Ils sont hors de cause ;
-
Comment en êtes- vous si sûr ?
-
Nous avons une taupe chez les hérissons .
-
Ah, bien ! et c’est elle qui creuse peut-être! Très drôle,
Inspecteur, très drôle. Mais alors qui, Harry, qui ? Vous
pensez à une machination politique ?
-
A ce stade, il ne faut rien écarter, mais j’ai ma petite idée.
-
Vous ne pensez tout de même pas à...
à suivre...
Qu’a donc découvert l’inspecteur Harry Sonn ? L’affaire des Tags cache-t-elle une réalité beaucoup plus inquiétante ? De quoi le commissaire a-t-il peur ?
Vous le saurez en lisant la suite des enquêtes de l’Inspecteur Harry Sonn dans un prochain numéro...
mercredi 5 novembre 2014
Les Escapades Du Hérisson : Soirée Bar'a gan
Une
jolie histoire d'amitié et de convivialité comme on les aime au
Hérisson. Et quoi de plus symbolique pour rendre hommage à notre
compagnon de route Jean-Yves qu'une soirée consacrée au pain et à
la musique?
C'est en espérant que vous viendrez nombreux le 15 novembre que nous publions le texte ci-dessous que nous a fait parvenir l'association Bar'a Gan.
Bar’a gan fait rimer musique et four à pain
Bar'a gan, c’est l’histoire d’un hameau, celui de Guernaudren Huellan, à Plusquellec, qui abrite deux familles partageant des valeurs communes (amitié, solidarité) et un goût prononcé pour la musique et les chansons, sans lesquelles un repas ou une soirée barbecue n’auraient pas la même saveur.
« Depuis une dizaine d’années, germait l’idée de créer une association pour restaurer le vieux four à pain du village, dont les vestiges étaient encore en 2011 noyés au coeur d’un roncier. En juin de cette même année, l’approche de la Fête de la Musique a été le déclic : Bar'a gan (le pain qui chante, en breton) a donc été officiellement créée ».
Les objectifs de l’association s’orientent dans deux directions : organiser des animations musicales et festives, et restaurer le four à pain de Guernaudren. Aujourd’hui, les travaux ne sont pas encore achevés, mais la réalisation du four, qui a été totalement démoli puis reconstruit, touche à son terme. Il reste un peu de maçonnerie, les joints, et la végétalisation du dôme à réaliser, avant de penser à aménager l’espace alentour. La disparition brutale de Jean-Yves Milbeau, qui fut à l’origine du projet, a causé une telle émotion au sein de l’association que le chantier est resté en sommeil quelques mois, « mais pas question de l’abandonner ! », affirment d’une même voix les membres de Bar’a gan. « Achever ce four et le mettre en service reste notre souhait à tous, et une manière pour nous de rendre hommage à Jean-Yves ».
Les ressources financières de Bar'a gan demeurent très limitées, puisqu’elles ne reposent que sur l’adhésion des membres fondateurs, et la générosité de membres bienfaiteurs qui souhaitent soutenir les actions de Bar'a gan.
Soirée Bar’a gan au Bacardi le 15 novembre
La soirée du 15 novembre au Bacardi s’inscrit parfaitement dans l’esprit de Bar’a gan : « Cette soirée musicale et festive sera la première manifestation organisée en partenariat avec Melrose, une association que Jean-Yves appréciait énormément pour son dynamisme, son abnégation et sa volonté de développement culturel en Centre Bretagne ».
En première partie, vers 21h, le Jazzyroise Big Band ouvrira la soirée dans la plus pure tradition swing des grands orchestres de l’après-guerre (Glen Miller, Count Basie, Duke Ellington…). Ses 21 musiciens, dont plusieurs sont issus du mythique Orchestre des Equipages de la Flotte, se répartissent sous quatre pupitres selon la tradition du big band américain : saxophones, trombones, trompettes, section rythmique, formant ainsi une grosse machine qui « groove », complétée sur quelques morceaux par des chanteurs ou une clarinette. La particularité de cet orchestre est de réunir des musiciens professionnels et amateurs fous de jazz populaire et joyeux. En effet, le Jazzyroise Big Band est avant tout un orchestre pour faire danser…
La suite de la soirée prendra des accents plus rock, avec les Nantais de Sea of Minds qui proposeront leur propres compositions, des reprises et quelques surprises dans un show scénique électrisant qui séduit régulièrement le public de la région nantaise, dans laquelle ils se produisent régulièrement.
Notons que les deux formations qui monteront sur scène accueillent chacune un enfant du pays : Gérard Blotteau, ancien chef du centre de secours de Callac, est le batteur attitré du Jazzyroise Big Band, et Bastien Milbeau (fils de Jean-Yves) est membre de la première heure de Bar’a gan !
Le bureau de Bar’a gan est coprésidé par Marie Steun et Romain Milbeau. Dominique Milbeau assure le secrétariat, et Brigitte Steun la trésorerie. Geneviève Milbeau, qui a vu construire le four à pain originel, est présidente d’honneur.
Retrouvez Bar’a gan sur Facebook (https://www.facebook.com/pages/Bara-Gan/741216649304463) et sur Twitter (https://twitter.com/AssoBaraGan)
C'est en espérant que vous viendrez nombreux le 15 novembre que nous publions le texte ci-dessous que nous a fait parvenir l'association Bar'a Gan.
Bar’a gan fait rimer musique et four à pain
Bar'a gan, c’est l’histoire d’un hameau, celui de Guernaudren Huellan, à Plusquellec, qui abrite deux familles partageant des valeurs communes (amitié, solidarité) et un goût prononcé pour la musique et les chansons, sans lesquelles un repas ou une soirée barbecue n’auraient pas la même saveur.
« Depuis une dizaine d’années, germait l’idée de créer une association pour restaurer le vieux four à pain du village, dont les vestiges étaient encore en 2011 noyés au coeur d’un roncier. En juin de cette même année, l’approche de la Fête de la Musique a été le déclic : Bar'a gan (le pain qui chante, en breton) a donc été officiellement créée ».
Les objectifs de l’association s’orientent dans deux directions : organiser des animations musicales et festives, et restaurer le four à pain de Guernaudren. Aujourd’hui, les travaux ne sont pas encore achevés, mais la réalisation du four, qui a été totalement démoli puis reconstruit, touche à son terme. Il reste un peu de maçonnerie, les joints, et la végétalisation du dôme à réaliser, avant de penser à aménager l’espace alentour. La disparition brutale de Jean-Yves Milbeau, qui fut à l’origine du projet, a causé une telle émotion au sein de l’association que le chantier est resté en sommeil quelques mois, « mais pas question de l’abandonner ! », affirment d’une même voix les membres de Bar’a gan. « Achever ce four et le mettre en service reste notre souhait à tous, et une manière pour nous de rendre hommage à Jean-Yves ».
Les ressources financières de Bar'a gan demeurent très limitées, puisqu’elles ne reposent que sur l’adhésion des membres fondateurs, et la générosité de membres bienfaiteurs qui souhaitent soutenir les actions de Bar'a gan.
Soirée Bar’a gan au Bacardi le 15 novembre
La soirée du 15 novembre au Bacardi s’inscrit parfaitement dans l’esprit de Bar’a gan : « Cette soirée musicale et festive sera la première manifestation organisée en partenariat avec Melrose, une association que Jean-Yves appréciait énormément pour son dynamisme, son abnégation et sa volonté de développement culturel en Centre Bretagne ».
En première partie, vers 21h, le Jazzyroise Big Band ouvrira la soirée dans la plus pure tradition swing des grands orchestres de l’après-guerre (Glen Miller, Count Basie, Duke Ellington…). Ses 21 musiciens, dont plusieurs sont issus du mythique Orchestre des Equipages de la Flotte, se répartissent sous quatre pupitres selon la tradition du big band américain : saxophones, trombones, trompettes, section rythmique, formant ainsi une grosse machine qui « groove », complétée sur quelques morceaux par des chanteurs ou une clarinette. La particularité de cet orchestre est de réunir des musiciens professionnels et amateurs fous de jazz populaire et joyeux. En effet, le Jazzyroise Big Band est avant tout un orchestre pour faire danser…
La suite de la soirée prendra des accents plus rock, avec les Nantais de Sea of Minds qui proposeront leur propres compositions, des reprises et quelques surprises dans un show scénique électrisant qui séduit régulièrement le public de la région nantaise, dans laquelle ils se produisent régulièrement.
Notons que les deux formations qui monteront sur scène accueillent chacune un enfant du pays : Gérard Blotteau, ancien chef du centre de secours de Callac, est le batteur attitré du Jazzyroise Big Band, et Bastien Milbeau (fils de Jean-Yves) est membre de la première heure de Bar’a gan !
Le bureau de Bar’a gan est coprésidé par Marie Steun et Romain Milbeau. Dominique Milbeau assure le secrétariat, et Brigitte Steun la trésorerie. Geneviève Milbeau, qui a vu construire le four à pain originel, est présidente d’honneur.
Retrouvez Bar’a gan sur Facebook (https://www.facebook.com/pages/Bara-Gan/741216649304463) et sur Twitter (https://twitter.com/AssoBaraGan)
lundi 3 novembre 2014
vendredi 24 octobre 2014
Le Hérisson et l’Actualité : Conseil Municipal du 20 octobre 2014
Tout
va très bien , Madame la Marquise !
Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
La rentrée, s’est bien passée,
0n n'a pas de TAP (1) mais on s'en tape.
Question santé, tout est réglé
Un mois d’attente , on est patient.
Ah ! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d'tourner en rond,
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
1-
Les TAP ( Temps d’Activité Périscolaires) : ce sont des
activités d’éveil à mi-chemin entre l’enseignement et le
loisir qui devraient être proposées aux enfants dans le cadre de la
semaine des 4 jours et demi.
Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
Le réseau d'eau, il a des fuites,(2)
Mais c'est pas grave, on a du chistr,(3)
Pour le plan d’eau, c’est décidé
Les subventions (4), on va garder.
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d'tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
2-
Notre
réseau d’eau potable se caractérise par une longueur importante
(près de 600km) à travers un terrain accidenté et essentiellement
agricole. Ceci explique l’importance des fuites et la difficulté à
les repérer. De plus, la consommation est assez faible car il
n’y a pas de gros consommateur. L’eau a donc tendance à stagner
ce qui rend l’entretien plus difficile.
3-Cidre
en breton.
4-
Il s’agit des 223 000€ de subventions pour le projet de la
Halle de la Verte Vallée votées le 23 octobre 2012 à
l’unanimité du conseil municipal dont faisaient partie
Lise Bouillot, Jean Paul Le Louët, Catherine Rolland, Christophe
Huitorel et Marcel David.
Lise
Bouillot et Marcel David faisaient aussi partie du comité de
pilotage d’une trentaine de personnes: élus, responsables
associatifs ou simples citoyens, comité qui avait construit le
projet depuis janvier 2011. Le projet était alors un modèle
de projet participatif . Pourtant, un an avant les élections, l'actuelle
majorité se désolidarisait en s'abstenant sur ce point au
moment du vote du budget 2014. L’ « annulation du projet du
foirail », projet qu'elle jugeait désormais pharaonique et
sans intérêt allait devenir un engagement fort de sa campagne
électorale. Et voilà qu'aujourd'hui, une fois élue, elle semble
redécouvrir ces 223 000 € et tient absolument à en faire profiter
notre commune. Comment et pour quoi faire, ce sera la surprise de fin
d’année !
Pour les idées, on va trouver,
Au salon des Maires, on va chercher
Et pour les boues qu’on a curées
A quoi bon les analyser ?(5)
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d'tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
5-
Il s’agit des boues extraites de l’anse du plan d’eau
située en contrebas du foirail. Le réseau d’eaux pluviales y
déverse une grande partie des eaux de pluies de la ville,
chargées de matières organiques et de résidus tels que les
hydrocarbures répandus sur la chaussée. Il est bon et, en principe,
réglementaire de connaître la composition de ces boues, notamment
en métaux lourds, avant de les stocker ou de les épandre.
Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très ,tout va très bien !
Pour le CCE, on a voté (6)
Mais les crédits sont épuisés,
Alors le Comice, il attendra (7)
Et puis non, ça plaira pas.
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d' tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
6-
Il s’agit des 20 € par adhérent résidant sur la commune
et bénéficiaire de l’aide à domicile fournie par le Comité
Cantonal d’Entraide , actuellement déficitaire. Pour Callac,
il y a 170 adhérents sur 358 pour l’ensemble du
canton. La subvention est donc de 3400 €. Ce mode de calcul est
très discutable car il fait reporter une fois de plus une charge
cantonale essentiellement sur les citoyens callacois. Le même débat
existe pour Melrose, Le cinéma « la Belle Equipe »
, le Judo Club , Le Secours Populaire, l’entretien des salles
sportives etc…. Un calcul par habitant serait beaucoup plus juste
ou encore l’élargissement des compétences intercommunales.
7-
La majorité a hésité à accorder cette subvention au Comice
Agricole au motif que cette association avait transmis sa
demande trop tard et que les crédits de subventions aux
associations étaient entièrement consommés. Elle s’est
rappelée, au dernier moment, que nous étions un canton très rural…
Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
Pour l’vieux collège, de Saint Laurent
On l’détruira, si on a le temps,
Et pour la ruine, derrière la gare,
On attendra l’mandat suivant(8)
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d' tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
8-
L'optimisme affiché lors de la campagne électorale par la
majorité concernant les ruines qui défigurent notre ville se heurte
aux difficultés du monde réel. La disparition de ces « dents
creuses » est complexe et demande l'adhésion du ou des
propriétaires, ce qui n'est pas une mince affaire... Cet optimisme se
retrouve dans bien des dossiers tels que le redéploiement total des
subventions accordées au projet de la Verte Vallée ou le contrôle
des fuites du réseau d'eau ou encore les problèmes d’humidité du
Gymnase Albert Montfort…. Là encore, il est simple de le dire,
beaucoup plus compliqué de le faire ! Attendons donc des résultats
concrets.
Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
L’opposition , nous on s’en moque
Et nos promesses, c'était du toc.
Cette minorité, faut la museler,
Les invitations vont au panier. (9)
Ah! Si y'avait pas ce Hérisson qui nous empêche d' tourner en rond.
Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
9-
Une interrogation demeure sur l’invitation de la minorité à
l’inauguration de l’EPHAD. Ces invitations sont faites par Côtes
d’Armor Habitat, qui tient bien sûr compte des propositions du
maire et président du CCAS. Affaire à suivre…
mardi 21 octobre 2014
20 000 pages lues !!!!!!
20
000 pages lues, sans pub, en six mois, ça se fête !
Merci à tous
ceux qui sont devenus nos fidèles lecteurs...
Et en route pour les 30
000 !
jeudi 16 octobre 2014
Le Hérisson et La Saga De La Verte Vallée
CHAPITRE
PREMIER:
Un combat à
armes inégales
Ce
Sanzétikète doré, cela faisait un moment que je le sentais rôder
autour de mon nid de feuilles et de branchages. Je savais qu'on
l'avait aperçu arpentant les alentours du foirail. Ses déclarations
sibyllines dans la presse ne laissaient présager rien de bon et tout
le bois bruissait de murmures alarmants... Désormais comme en
d'autres temps, revenaient dans mes nuits des cauchemars habités de
contrevérités et de sournois revirements électoraux : mon cerveau
de hérisson embrumé par la torpeur de l'hibernation demandait
vainement grâce.
Ce
mercredi-là, l'attaque fut soudaine et mes pires craintes se
réalisèrent : au petit matin, un coup de griffe d'une
violence inouïe fit voler en éclats mon refuge et m'expédia à
plusieurs mètres. J'eus cependant durant cette mise en orbite
inattendue le réflexe vital de me rouler en boule, ce qui eut
pour effet d'amortir mon atterrissage forcé sur la dalle en béton
de la halle aux veaux. Sonné mais vivant, je me réfugiai tant
bien que mal dans une canalisation, bien décidé à ne pas
bouger un piquant et à reprendre des forces pour faire face à la
prochaine attaque.
Pendant
ce temps , le Sanzétikète, las de me chercher en vain, semblait
vouloir adopter une autre tactique. Parmi les bruits de
la vallée qui s'éveillait me parvenait sa voix doucereuse :
« Petit
hérisson, pardonne-moi, je ne te voulais pas de mal, je te respecte,
tu sais...Je voulais juste jouer un peu avec toi. Sors de ta cachette
que je puisse soigner tes blessures. Devenons amis. Me croiras-tu si
je te dis que j' apprécie beaucoup ce que tu fais et que j'ai besoin
de toi pour faire savoir autour de nous combien je suis généreuse
et magnanime envers ceux qui s'opposent à moi. Aide-moi et je te
ferai roi du domaine de la Verte Vallée... »
Le naïf petit
hérisson va-t-il se laisser séduire par le chant de sirène
de Sanzétikète doré? Tombera-t-il dans le piège? Déjouera-t-il
les ruses de Sanzétikète à la langue dorée? Qui sortira
vainqueur de ce combat inégal? Vous le saurez en lisant la
suite de « La Saga de la Verte Vallée » dans le Hérisson
Callacois ou encore, si le coeur vous en dit, dans la presse locale
du mercredi...Mais, chers lecteurs, prenez garde vous aussi au
chant enjôleur des sirènes...
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