mardi 26 avril 2016
mercredi 13 avril 2016
LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN ...
Beurk !
Je n’aurais jamais dû toucher à ce gâteau d’anniversaire ! Le
peu que j'en ai mangé m’a rendu bien malade et j’ai l’impression
que je ne suis pas le seul, au vu du peu de commentaires exprimés
sur la recette de notre célèbre pâtissière locale.
Mais
où sont donc passés tous ces fidèles et zélés soutiens, prompts
à voler au secours de leur gente Dame ? Le gâteau les
aurait-il aussi anéantis ? N'auraient-ils pas digéré les
couleuvres avalées depuis 2 ans ?
Il
faut dire qu’à peine remis de cette intoxication, il a fallu
avaler l’affaire Mikerson Olivier, tout aussi toxique !
Mais
qu’arrive-t-il donc à notre pauvre Callac ? Il est vrai que
ni son architecture ni sa situation géographique n'ont jamais fait
d'envieux mais la vie y était paisible et chacun
reconnaissait le sens de l’accueil de ses habitants et leur belle
et riche vie associative.
Et
voilà que, patatras, en deux, trois ans, envolés, à quelques rares
exceptions près, le bien- vivre ensemble, le sens de la fête et de
la solidarité. Pire voici que notre commune qui fut un exemple de
l'accueil de l'Autre se voit aujourd'hui marquée au fer rouge de
l’infamie raciste.
Comment
en est-on arrivé là ? Cette atmosphère délétère ne
serait-elle pas liée aux propos insidieux distillés
pendant la dernière campagne électorale, aux mensonges, aux
promesses non tenues, aux non-dits, aux petits calculs d’intérêt
personnel, à l’absence de conscience politique ? Se poser la
question, c'est déjà y répondre et, soit dit en passant, par là
même comprendre aussi pourquoi est né « Le Hérisson
Callacois » qui s'efforce avec ses faibles armes de
mettre en lumière ce que l'on voudrait souvent cacher sous le
manteau.
On
peut aussi se demander quelle est la part des propos
innocemment distribués par ceux qui détiennent à la fois autorité
morale et parole publique .
Dans
le bulletin paroissial « Mouez an Argoat » d’avril
2013 , on pouvait lire : « Mais on ne doit
recevoir et garder chez nous que ceux qu’on est en mesure
d’accueillir décemment, à qui on peut donner pain, logement et
travail, éducation, ceux qui veulent intégrer notre société, en
apprendre la langue, en respecter les lois, les mœurs, les religions
déjà présentes. Sinon, préparons-nous à leur dissolution
progressive, à leur submersion dans le temps par une autre
civilisation, culture, tradition, religion, langue… à échéance
possible d’une cinquantaine d’années... Le voulons-nous ?
»
Ce
genre de propos de la part de responsables ecclésiastiques locaux ne
sont-ils pas de nature à attiser les esprits alors qu’une petite
musique monte et s’insinue partout dans notre société, une petite
musique que nous reconnaissons bien et qui s’est toujours terminée
jusqu’à présent dans un tintamarre xénophobe et destructeur ?
Le
dernier exemple en date de ce comportement propre à détruire
confiance et unité entre les gens et à n' apporter que méfiance et
rancoeur est la prévision dans le dernier budget d'une ligne de
trésorerie pour que la commune s'équipe d'un système de géo
localisation du personnel et cela sans que ce dernier en ait
été informé officiellement. Pourtant n'est-ce pas la qualité
des rapports humains qui conditionne la qualité du travail accompli
?
N’est-il
pas temps de rectifier le tir... à moins qu’il ne soit déjà trop
tard !
lundi 28 mars 2016
Un joyeux anniversaire ?
Après
la frugale période d'hibernation plutôt tourmentée que je viens de
traverser et les derniers événements callacois, nul ne s'étonnera
que je rêve pour me remplumer les flancs et les piquants d'un bon
gros gâteau bien roboratif dégoulinant de crème, de chocolat et de
meringue. Et le prétexte pour me mettre aux fourneaux est tout
trouvé : les deux ans de mandat de notre maire, ça se fête !
Bien sûr, en la circonstance, à tout seigneur tout honneur, la
recette qui s'impose immédiatement à mon esprit est celle du
célèbre « Gâteau de la maire Bouillot », recette qui
a permis à notre édile de rouler dans la farine une bonne partie
des Callacois, notamment de gauche, séduits en mars 2014 par
la maestria de ce Top chef de la pâtisserie locale et électorale.
Joyeux
anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux
anniversaire, madame Bouillot, joyeux anniversaire !
Cette
ritournelle en tête et l'eau à la bouche, je me lance donc
dans l'étude de cette nouvelle recette rentrée depuis deux
ans dans le patrimoine culinaire callacois.
Recette
du gâteau de la maire Bouillot
Le
gâteau comporte trois étages. Le premier étage est
composé d'une bonne génoise bien ferme et bien moelleuse. Pour ce
faire, mélanger les finances très saines héritées de la
précédente brigade de cuistots, l'endettement maîtrisé de longue
date et le gel des taux d'imposition. Puis incorporer
progressivement les différents programmes déjà mis en place avant
2014 (accessibilité, bâtiment multifonctions, aménagement du
marché aux veaux, service communication, entretien de routine de la
voirie et des bâtiments, maîtrise de l'énergie en lien avec
l'ALECOB, équipement du lotissement de Kerret en lien avec
l'ADDAC.). Mettre au four soigneusement préchauffé ( thermostat 7 )
pendant 6 mois jusqu'à obtenir une belle couleur dorée et
appétissante et surtout ne pas hésiter à s' en attribuer le
mérite.
Ensuite
pour mettre en place le deuxième étage du
gâteau, étaler sur cette consistante base une très
épaisse couche de crème de synthèse riche en colorants et
arômes artificiels.
Il
est conseillé d'opter pour un parfum à la gouvernance
démocratique, très au goût du jour même s'il
laisse souvent en bouche une certaine amertume, ce qui est
particulièrement le cas de la variante callacoise de cette crème
dont voici la composition et les dosages conseillés :
Verser
à la louche :
–
concentré
de revirements électoraux
– extrait
de comportement autocratique envers la majorité municipale et le
personnel
– léger
caramel de décisions votées par l'ensemble du conseil et non prises
en compte
– farine
à rouler pour réunions publiques qui ne servent qu'à présenter ou
entériner des décisions déjà prises
– huile
vierge pour graissage de girouette
– macédoine
de contre -vérités
Ajouter
à volonté :
– muselé
de presse en réunion publique ( projets miniers, «
off » du conseil municipal )
– écrasée
de téléphones multimédias (durant les conseils)
– piment
de la Sainte-Barbe en hommage à nos pompiers
A
saupoudrer avec la plus extrême parcimonie en un insoupçonnable
nuage :
– chapelure
de consultations citoyennes
– concassé
de comité de pilotage pour projet
– inconsistante
et versatile pincée d'humanité dans la prise en compte des
problèmes
La
troisième partie du gâteau, pour compenser la
lourdeur de la partie centrale devra être très légère. C'est la
plus spectaculaire mais aussi la plus délicate car il s'agit de
couronner la pâtisserie d'une
aérienne meringue en forme de dôme symbolisant le paradis
promis. Monter
les blancs d'oeufs en neige et les mettre à four très doux, faute
de quoi la jolie promesse de dentelle meringuée s'évanouira en
quelques instants.
Nota
Bene : Il se dit dans Callac que
cette difficulté n'est toujours pas maîtrisée par madame Bouillot
toute virtuose qu'elle puisse être en matière de gâteaux et de
promesses. Ainsi, disparus le conseil bis des jeunes et la rénovation
de l'aire de jeux. Oubliée la défense de la poste maintenant
fermée le lundi toute la journée, au grand dam des commerçants.
Envolés l'animateur économique, l'annulation du projet
pharaonique du foirail, le refus des rythmes scolaires et des TAP.
Perdus de vue à ce jour le zérophyto, les jardins, vergers et
potagers partagés, la revitalisation du marché, la relance du
commerce local...
Après
ce petit aparté, je reviens à la recette : Pour
terminer, même en cas de flop total de la meringue, ne pas oublier
la cerise sur le gâteau.
Vous
le savez, je suis un incorrigible bavard et ne puis m'empêcher
d'ajouter à ce propos qu'on raconte sous le manteau et même dans la
presse que la cerise promise s'est transformée en dernier lieu
en un amer noyau propre à se casser les dents. Ce noyau, difficile à
avaler et à digérer, vous l'aurez compris, est l'échec dans le
cadre de la réforme territoriale de la fusion promise avec
Poher Communauté. Je vous en ai déjà beaucoup rebattu les oreilles
tant j'y attache d'importance et n'enfoncerai pas davantage le
couteau ( de cuisine) dans la plaie.
Pour
ne rien vous cacher, finalement, rien que l'évocation de cette
montagne de crème frelatée
a suffi à me conduire jusqu'à l'écoeurement et m'a coupé
l'appétit et l'envie de faire la fête. J'ai déjà dans la
bouche et je ne suis pas le seul comme un goût amer de tristes
lendemains de bombance et d'ivresse.
De
son côté, madame le maire semble s'apprêter à savourer d'ici
quelques jours, son gâteau d'anniversaire avec entrain. Il
faut croire que les perspectives d'adhésion à Guingamp Communauté
lui ont réveillé l'appétit.
Mais,
Chère Madame le Maire, n'allez ni jusqu'à l'indigestion ni jusqu'à
la carie dentaire par abus de sucre ! J'ai pu constater, à mon
grand regret, que le désert médical prévisible qui
s'installe à Callac n'a jamais fait partie de vos préoccupations
tant pendant la campagne électorale qu'aujourd'hui, aussi ne
voudrais-je surtout pas que votre petit gâteau d'anniversaire
puisse vous causer un quelconque désagrément d'ordre digestif…
Joyeux
anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, madame
Bouillot, joyeux anniversaire !
vendredi 18 mars 2016
samedi 27 février 2016
Dernières nouvelles du front...
Mais
c'est qu’ils ont failli m’enfumer, ces allumés du pneu*,
ces enflammés de la saucisse grillée ! Moi qui pensais passer
tranquillement l'hiver sur le rond-point de Kerguiniou au pied
des jolis plants d’arbres qu’une poignée d' inoffensifs
écologistes avaient plantés pour fêter la COP21... voilà
que je me retrouve dans la peau d’un envoyé spécial expédié
en première ligne en zone de guerre !
Quel
carnage ! Vision d'apocalypse qui risque de durer car le pire
est que madame le maire de Callac a opté pour le statu quo et a
décidé de ne pas toucher à ce « jardin partagé » à
l'esthétique très contestable au motif qu’elle ne veut pas payer
pour les agriculteurs ou pour le département... C'est sans
doute sa participation à l’année du centenaire de la bataille de
Verdun. Il suffirait d'un beau discours et d'une petite plaque
commémorative, d'une photo dans le journal avec les artistes
créateurs de ces oeuvres de « Hard art » et le tour
serait joué, ça pourrait déplacer des foules... Enfin, mieux vaut
en rire pour ne pas en pleurer...
Après
ce dramatique épisode où j’ai bien failli finir gazé ou grillé façon chipolota, c’en est bien fini de mon hibernation.
J'espère que cette précoce douceur printanière va me
redonner goût à la vie et que je vais pouvoir retrouver le plaisir
de trotter tranquillement le long de la voie ferrée d’autant plus
que celle-ci est en réfection et que je n’ai pas à me soucier du
passage du TER...
Mais
cela sera-t-il suffisant pour me remettre un peu de baume au coeur ?
Mes nuits blanches étaient-elles prémonitoires ? Que Callac me
paraît triste ! Toutes ces maisons à vendre. Les rumeurs
chaque jour plus alarmantes sur la fermeture de plusieurs commerces.
Le désert médical qui s'annonce... Quel tableau ! Avec
maintenant en plus aux deux entrées de la ville nos ronds-points rendus dantesques par des agriculteurs en plein désarroi qui
trouvent un exutoire à leur détresse en rajoutant des problèmes à
un territoire qui n'en manque déjà pas. Ils se trompent de cibles,
de méthode et de ... meneurs !
Il
est vrai que madame le maire ne peut pas être sur tous les fronts.
Le champ de bataille de la réforme territoriale semble plus semé
d'embûches qu'elle ne l'imaginait. La voilà fâchée avec Christian
Troadec, le président de Poher Communauté, celui qu’elle
invoquait depuis des années tel un héros salvateur : Ô futur
Lancelot du Lac de la Verte Vallée, Ô messie du Centre Bretagne, Ô
Robert Bourdin breton !
Rappelez-vous
le premier texte du Hérisson Callacois en avril 2014 :
« Dans
ce blog, vous pourrez suivre le combat de Sanzétikète Doré et du
Comcom commun, Argoatus Callacus ? Qui l’emportera ? Quelle
engeance produiront les amours de Sanzétikète doré et du Troadecus
vorgensis , ce monstre friand de saints en granit et de Comcoms
communs ? Cette fresque onirique vous entraînera dans le dédale de
la locale-politique. »
Eh
bien vous avez la suite ! Troadecus vorgensis a trahi
effrontément Sanzétikète Doré avec la Grande Prêtresse de
Carnoët. Le cœur de la délaissée est brisé tandis que le
traître se pourlèche les babines devant cette énorme pièce montée
de saints en granit qu’on prépare pour la cérémonie de mariage
début 2017.
Dans
ce combat de Titans, le fourbe et rusé Comcom commun Argoatus
Callacus sourit dans l’ombre. Son plan machiavélique a
fonctionné encore mieux qu'il ne l'espérait. Meurtrie au plus
profond de son âme , Sanzétikète Doré s’apprête à se retirer
au couvent des Ursulines où siège la communauté de communes
de Guingamp et où elle pourra méditer tout à loisir ses
égarements amoureux. Pourtant, elle avait été prévenue ! Ne
te jette pas ainsi dans les bras de cet ogre monstrueux ! Garde
tes distances ! Fais-toi désirer ! Ne t’offre pas trop
vite ! Mais voilà , il est bien tard pour écouter ces sages
conseils.
La
saga se terminera-t-elle ainsi ? Qui sait ? Tout peut encore
changer. Il faut dire que les fourberies et les rebondissements n'ont
pas manqué dans cet imbroglio. Souvenez-vous : le 17 novembre
dernier, le conseil municipal de Callac votait dans une belle
unanimité la fusion avec Poher Communauté en s’appuyant sur
de solides arguments (qui demeurent d'ailleurs tout aussi solides
aujourd’hui) cela n'a pourtant pas empêché, quelques semaines
plus tard, les sept délégués communautaires de notre commune de
demander à rejoindre Guingamp ! Et cela sans consulter à
nouveau le conseil municipal et encore moins les électeurs
dont certains avaient élu Lise Bouillot pour qu’elle unisse Callac
à Carhaix.
Il
y a fort à parier que ces problèmes de personnes et ces
sombres manœuvres arrangent bien le préfet qui voyait d'un
mauvais oeil le saute-mouton par-dessus la frontière du département. Callac risque donc de se retrouver au bout d'un
territoire aberrant en forme de chapeau de sorcière, long d’une
centaine de kilomètres, regroupant des communes touristiques et
riches du bord de mer comme Paimpol, des communes urbaines autour de
Guingamp, des communes rurales plutôt dynamiques au nord de la RN12
et nos pauvres communes purement rurales du Centre Bretagne que
nos futurs associés surnomment déjà, un brin moqueurs, le « Sud
hent douz ».
Bref,
un territoire hétérogène, réunissant des collectivités aux
intérêts divergents, dans lequel nous risquons fort
d'être la dernière roue du carrosse !
Dans
cette assemblée d’une petite centaine de membres, il faudra
compter avec des barons politiques de haute volée nantis d’une
forte personnalité tandis que chacune des communes de notre
ex-canton aura un petit représentant à l’exception de Callac qui
en aura deux, bien mince consolation...
L’arrêté
préfectoral définitif sera signé le 31 mars, arrêté
sur lequel le conseil municipal de Callac devra de nouveau se
prononcer avant le 30 août 2016. Nos conseillers municipaux
renieront-ils leur décision mûrement réfléchie du 17 novembre
2015 ou devront-ils manger cet indigeste chapeau d’Halloween ?
Il
est temps qu'arrive le printemps, sa douce lumière et son
souffle léger, peut-être nous aidera-t-il à sortir de ce psychodrame riche en coups tordus de toutes sortes et qui pourrait,
il est vrai, être drôle s’il n’était si désastreux pour
notre petite commune !
________
*
Merci au lecteur ou à la lectrice qui nous a soufflé cette
périphrase dans son commentaire
!
dimanche 31 janvier 2016
Les nuits blanches du hérisson
Nom
d’un blaireau ! Avec ce temps doux, je n’arrive pas à
trouver le sommeil... Je me tourne et me retourne dans mon nid
de feuilles transformé au matin en champ de bataille. Les images
se télescopent dans ma pauvre tête. C’est l’horreur !
Je cauchemarde à longueur de nuit et me réveille, hébété, les
pics en « distribil » : dans quel état vais-je
retrouver mon Callac en mettant le museau dehors au printemps ?
Les
questions habituelles ouvrent le bal... Les « verrues »
callacoises auront-elles été rasées ? Le projet du foirail si cher
à notre maire aura-t-il enfin démarré ? La famille de réfugiés
sera-t-elle accueillie dignement dans le logement de l'école
Sainte-Anne ? La chapelle Sainte-Barbe et sa fontaine auront-elles été
restaurées ? Le sol de la salle Albert Montfort ne
condensera-t-il plus ?
Et
la sarabande continue... Callac aura-t-il enfin rejoint Poher
Communauté comme le souhaitait ardemment notre maire ? Ou bien
notre communauté de communes se sera-t-elle divisée en deux
entre Carhaix et Guingamp ? Ou bien encore tout le monde se
retrouvera-t-il dans la future communauté d’agglomération de
Guingamp avec un doublement des dotations intercommunales par
habitant ?
Evidemment,
si tel était le cas, les esprits chagrins diraient « Adieu Poher
Communauté ! Encore une promesse de campagne non tenue ! » mais
ce serait un bon coup financier pour notre petit territoire auquel
POHER XXL ne pourra jamais prétendre puisque dans l'impossibilité,
légalement, de devenir une Agglo !
Mais
attention, là aussi je m'inquiète... La carotte financière ne
sera-t-elle pas vite grignotée par cette brusque invasion d'Agglo
dans notre département ? Pèserons-nous suffisamment face aux
ténors politiques du « Nord hent douz » pour
attirer un peu de la manne vers le « Sud hent
douz » ? C’est que, cette fois-ci, on parle d’un territoire
qui relierait la Vallée des Saints au port de Paimpol et d’une
assemblée communautaire de plus de 100 personnes ! Intervenir devant
un si large public ne serait pas un problème pour notre maire
et sa voix claironnante mais il y a une différence entre se faire
entendre et être écoutée...
Dans
cette vaste configuration, Callac ne serait plus la commune-centre
qui assumait une part des charges dont profitait tout le canton
(gymnase, salle de judo, de cinéma etc...) mais une commune comme une
autre, de 2247 habitants avec tout au plus deux représentants. On
ne parlerait plus de Callac-Argoat, ce serait du chacun pour soi, il
faudrait se faire sinon des amis au moins des alliés, éviter
les effets d’annonce prématurée, avoir sa propre vision de
l’avenir de la commune ainsi que de vraies qualités d’écoute
et de diplomatie.
Et
ça tournicote ... et ça tournicote... ! Dans cette communauté
d'agglo, le seul moyen d'exister, de peser sur les décisions et de
bénéficier d'une dotation communale plus intéressante serait de
regrouper les communes de l'ancien canton en « Commune
nouvelle » comme cela s'est fait déjà dans de nombreux
territoires. Mais ce n'est pas gagné quand on sait combien les
intérêts de clochers ont la vie dure dans notre canton !
Pour
ne rien avoir à regretter, il serait plus que temps d'étudier
cette possibilité sérieusement afin de ne pas faire semblant de
tomber des nues et déclarer une fois de plus : « On nous
met le couteau sous la gorge ! ». Est-il bon de rappeler que le
premier schéma départemental qui nous rattachait à la CCKB date de
2010, du Sarkozy remanié aujourd'hui par Hollande mais dont les
grands principes n'ont pas changé. A cette époque, sous l'impulsion
de l'ancienne municipalité de Callac, la Communauté de communes
avait diligenté une étude sur notre bassin de vie qui, elle,
nous rattachait plutôt à Carhaix mais qu'a-t-il été fait de
sérieux depuis pour anticiper les problèmes que nous rencontrons
actuellement ?
Et
en piste pour le Variscan's rock... Variscan mines aura-t-il commencé
à creuser les 8300 petits trous autorisés par le préfet le
24 décembre 2015 ? Drôle de date pour déposer une déclaration de
travaux ! Joli cadeau de Noël de Variscan ! A moins que ce ne
soit dans une volonté délibérée d’extrême discrétion... Les
agriculteurs, sans avoir été informés au préalable, vont
peut-être voir débarquer sur leurs parcelles de mignonnes ou
mignons petits stagiaires venant faire un carottage tous les 200 m
et cela sur l’ensemble des 25 communes du périmètre.
Comme
c'est encore la période des vœux, je me prends à rêver que la
population aura d'ici là manifesté son opposition en envoyant un
formulaire de refus à la mairie (voir le
lien ci-dessous) comme cela
aurait dû être proposé légalement par la société Variscan
mines. Sans cette mobilisation, il sera difficile d’arrêter le
train en marche. Il sera trop tard pour pleurer parce que la
terre et nos maisons ne vaudront plus rien à cause d'une mine qui,
bien que « verte », commencera à dévaloriser
notre territoire. Il ne faudra pas dire « On ne savait pas ! »
Le travail d’information et d’alerte du collectif de citoyens
Douar Didoull a été suffisamment important, de même les
reportages comme celui de FR3 sur la mine de Saint Félix de
Pallières dans l‘émission « Pièces à conviction »
du mercredi 19 janvier (voir
le lien) sont-ils assez éloquents sur les conséquences
désastreuses des « après-mine ». Les promesses
mensongères et irréalistes de « mine propre »
n’engagent que ceux qui les écoutent. La mine a toujours été
et restera pour longtemps une activité polluante en présence d’eau
et, comme chacun sait, Callac ne se situe pas en plein désert
arizonien, australien ou chinois !
Pas de mines sur le
château d'eau de ma Basse Bretagne !
C'est
en hurlant ce message que je sors chaque matin de mes nuits de
cauchemar... Mais quand est-ce que toutes ces idées vont arrêter de
se bousculer dans ma p'tite tête pour que je puisse enfin
dormir paisiblement? L’hiver ne va-t-il pas finir par arriver, bien
froid, bien neigeux ? A moins que ces rabat-joie d' écologistes
n'aient encore vu juste avec le réchauffement climatique ? Si
ça continue je vais passer une hibernation blanche et la neige n'y
sera pour rien ! Le pire serait que, épuisé, je loupe la
saison des amours et que quelques p'tits loupiots et p'tites
loupiotes hérissons ne pointent pas le bout de leur nez au joli mois
de mai...
émission Pièces
à conviction
formulaire de refus
http://alternatives-projetsminiers.org/wp-content/uploads/docs/documentation_per_loc-envel/admin/Refus_prelevement2-2016_DD.pdf
affiche du fest noz de soutien à Vieux Marché 6 février
lundi 4 janvier 2016
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