vendredi 22 juillet 2016
mardi 28 juin 2016
LES ENQUÊTES DE L'INSPECTEUR HARRY SONN : Chapitre IV
Mais
où est donc passé l'Inspecteur Harry ?
Même
s'il ne mange plus de sucre depuis belle lurette dans l'espoir de
voir disparaître le discret petit pneu qui enrobe sa taille, une
fois de plus, le commissaire rêvasse en tournant machinalement
sa petite cuillère dans un mug de café bien serré. Le coude
appuyé sur le bureau, de ses doigts il fourrage ses cheveux
grisonnants comme pour essayer de démêler les idées noires qui se
télescopent dans sa pauvre tête depuis que son ami et plus fin
limier, l'Inspecteur Harry Sonn, semble s'être volatilisé. Certes,
Harry l'a habitué à des méthodes pour le moins peu orthodoxes
mais il n'a plus donné de nouvelles depuis bientôt un an et
cela n'est pas dans ses habitudes.
Les
explications les plus folles lui viennent à l'esprit :
Harry
enlevé, enfermé et torturé dans une ferme abandonnée de Duault
par un groupuscule d’extrême-droite raciste qui, dans un blog,
commente la vie locale à la sauce nazillarde et s'exprime en
Street Art sur les murs et les vitrines de Callac ou des environs.
Ou
encore le corps d'Harry découvert dans la Forêt de Coat Noz
enseveli sous un tas de déchets miniers au fond d'une mine «
propre et verte » par les adeptes d'une secte sous la
coupe du Grand Varice Khan, un certain Docteur Goodhouse (
Bonnemaison pour les non-anglicistes ), qui pense sauver le monde en
lui promettant l'Eldorado ( Littéralement, « La
Terre de l'Or » pour les non-hispanisants ).
Ou
encore la dépouille calcinée d'Harry découverte dans le fournil
d'un boulanger d'une autre ville prêt à tout pour conquérir le
marché du Collège de Callac quitte à fragiliser un peu plus le
tissu économique de la cité de Naous déjà bien malmené ces temps
derniers.
Ou
encore Harry retrouvé noyé dans le port de Paimpol, le corps lesté
d'une immense statue en granit de Saint Tugdual ou, peut-être,
pourquoi pas, d'un élément « minéral » du jardin
de Pors Anken.
Le
commissaire essaie de chasser ces images sans queue ni tête qui
surgissent de son inconscient mais, rien à faire, la question
revient, obsédante : « Mais où est donc passé Harry ? »
et de nouveau les scénarios les plus loufoques arrivent au galop :
Harry
dévoré par une colonne d'insectes emmenés au combat par une énorme
reine frelon asiatique ravageant tout sur son passage.
Harry
massacré par une meute de Hooligans anglais partisans du
« Leave » qui auraient confondu le maillot d'En Avant
Guingamp avec celui des Diables Rouges belges qu'ils assimilent à
l'équipe de la Commission de Bruxelles.
Perdu
dans ses pensées, le commissaire est surpris par l'irruption de la
nouvelle fliquette qui vient lui déposer l'énorme tas de courrier
qu'il va bien lui falloir consulter. Le doux visage rond d'Enora, son
franc sourire et ses yeux rieurs l'arrachent un instant de son
cauchemar éveillé .
«
Quelque chose ne va pas , Commissaire ?
-
Non ! ...enfin, si…. Vous savez bien… je...
-
Vous pensez à Harry ?
-
… Oui… je n'arrive pas à comprendre : aucunes nouvelles
depuis des mois. Pourtant, il n'était pas sur une grosse affaire. En
plus il pensait l'avoir bientôt bouclée. Une simple affaire de
tags. Il était sur une piste, Douar Didoull. Et puis plus rien !
Pas un coup de téléphone rien, rien depuis l'été dernier …
-
Mais , je vous l'ai déjà dit, Commissaire, ne vous en faites
pas. Harry reviendra bientôt.
-
Qu'est-ce-que vous en savez ? Vous me cachez quelque
chose ?
-
L'intuition féminine, Commissaire, juste l'intuition féminine »
répond Enora qui part dans un grand éclat de rire en lui tournant
le dos.
Le
commissaire suit des yeux sa jeune collègue qui emporte avec elle
de son pas chaloupé toute l'insolence et l'insouciance de la
jeunesse. Il lâche un soupir de lassitude quand, tout à coup, son
regard est attiré par une carte postale qui semble glisser du gros
tas de courrier comme une invite à s'occuper d'elle en
premier. Il s'en saisit...
Dans
une usine à la Beaubourg où s'entrelacent escaliers, tuyaux et plateformes métalliques, on aperçoit des ouvriers,
stupéfaits, en arrêt devant une petite plante verte qui vient
de germer à travers le sol bétonné. Dans la bulle qui sort de la
bouche du chef d'atelier en train de téléphoner, on
lit : «... Passez-moi la sécurité !! »
Encore
de la propagande de ces trublions d'écologistes pense le commissaire
et il s'apprête à jeter la carte à la poubelle quand, au
dos, il reconnaît la chaotique et presque illisible écriture
d' Harry :
«
Patron, désolé de ne pas vous avoir donné de nouvelles plus tôt.
Mon enquête sur les tags de Callac m'a entraîné jusqu'à la
ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Dans un premier temps, il ne m'a pas
été difficile de m'y infiltrer mais, par la suite pour
rester crédible, j'ai dû couper tous les ponts et faire pour
quelque temps table rase de mon passé.
Ce
séjour parmi les ZADISTES m'a convaincu et j'ai décidé de
rejoindre le mouvement. Venez voir par vous-même ce qu'est
réellement une Zone À Défendre; rien à
voir avec la propagande du gouvernement et de la multinationale
VINCI.
À
bientôt,
Harry. »
Le
commissaire est abasourdi.
Harry
Zadiste ! Ne ke posub ! Comme d'habitude, sous le coup
d'une grosse émotion, son breton maternel lui revient. Harry
Zadiste ? Je ne peux y croire. On l'aura drogué, on lui aura
lavé le cerveau !
Le
commissaire se lève d'un bond, attrape son pardessus sur le
porte-manteau et passe en trombe devant Enora éberluée, en lui
criant. :
«
Je file à Notre-Dame-des-Landes ...
-
Mais votre rendez-vous avec le sous-préfet, Commissaire ?
-
Qu'il aille se faire voir ailleurs, j'ai d'autres soucis !
-
Commissaire ! s'écrie Enora, choquée et le rouge aux joues.
Commissaire…. »
Mais
pour toute réponse, elle n' entend que le claquement d'une
portière et le strident crissement de pneus de la grosse C5
noire du commissaire qui démarre ...
À suivre...
samedi 21 mai 2016
Nuit de cristal à Callac.
Il
ne nous manquait plus que cela ! Voilà qu' « ils »
s'en prennent au cinéma de Callac ! Avis de tempête... Y'a du
roulis, y'a du « taguage» dans notre petite cité
rurale !
D'abord, le tag contre le prêtre « aux origines haïtiennes »
qui, depuis, est parti exercer sous d'autres cieux, espérons-le pour
lui, plus cléments. Puis à la bibliothèque, le tag d'un symbole d'Extrême droite sur l'affiche annonçant la soirée sur les
camps de migrants du Nord-Pas-de-Calais et la projection du
documentaire de Yolande Moreau. Et en dernier lieu, une grosse pierre
à travers la vitrine du cinéma tombant, comme par hasard,
pile sur l'affiche du film « This is my land *»
qui sera présenté lors de la soirée organisée, comme chaque
année, par l'Association France Palestine, lundi 23 mai à
20h30, en présence de la réalisatrice franco-israélienne Tamara
Erde.
Ce
film qui évoque le conflit israélo-palestinien ne prend pas parti
et montre, au contraire, comment chaque camp enseigne sa
version de l'Histoire à ses propres enfants creusant ainsi un
fossé entre les deux peuples qui, de génération en
génération devient infranchissable. En s'attaquant à ce film, les
casseurs font donc, en même temps qu'un acte raciste, injure à
l'honnêteté intellectuelle et à l'humanisme d'une réalisatrice
franco-israélienne en quête d'un espoir de paix et qui essaie
de montrer que, s'il n'est pas déjà trop tard, cette paix ne pourra
se faire qu'à travers une remise en question dans chaque camp de
l'Ecole et de l'Education. Mais faut-il envisager qu'il puisse y
avoir eu un brin de réflexion derrière l'acte de vandalisme
perpétré au cinéma ? C'est faire trop d'honneur aux vandales que de
le penser !
Qui
osera encore mettre en doute que quelques Callacois ont un vrai
problème avec les étrangers ? On verra aussi lundi soir si le
reste de la population ne s'en émeut pas plus que cela...
Le
lendemain de ce troisième acte xénophobe, lors du conseil
municipal du 19 mai, madame le maire a, cette fois-ci, réagi comme
il se doit, en exprimant son inquiétude face à cette accumulation
depuis quelques semaines « d'actes malveillants à connotation
raciste ». Elle a proposé au conseil municipal d'adopter un vœu
dans ce sens qui a été approuvé à l'unanimité des présents. Il
était grand temps !
Comment
se fait-il que notre commune qui symbolisait jusque-là le bien-vivre
ensemble et dont on appréciait la convivialité teintée de saine
ruralité, l'esprit solidaire et festif, se transforme en quelques
mois en un foyer où la haine xénophobe s'exprime avec tant de
violence ?
C'est
une véritable blessure pour ceux qui ont toujours apprécié
l'harmonie heureuse de notre commune de découvrir tout à coup que
notre communauté devient, aux yeux des territoires alentour, une
vitrine nauséabonde des idées d'Extrême droite. En d'autres temps,
nombreux étaient ceux qui pensaient que les actes antisémites
commis çà et là étaient sans importance, on sait comment
cela s'est terminé...** Pour ceux qui
s'intéressent à l'Histoire, la connotation raciste du bris de la
vitre du cinéma ne manquera pas d'évoquer au premier degré La
nuit de cristal du 9 novembre 1938...
On
est en droit de se demander si la parole publique porte une part de
responsabilité dans cette soudaine et dangereuse dérive ? Le
comportement et les propos de notre classe politique, locale et
nationale, n'encouragent-ils pas ce lâcher-prise fétide dans lequel
s'engouffrent quelques extrémistes d'ici et d'ailleurs ?
Le
conseil municipal de ce jeudi 19 mai n'en donnait-il pas, toutes
proportions gardées, quelques exemples ?
La
majorité municipale poursuit son œuvre d'aménagement du
marché aux veaux en proposant quelques dépenses supplémentaires. Denis Lagrue s'est fait vertement rabroué car il osait demander le
coût total du projet qui demeure pour la population une
véritable nébuleuse. Cela ne devrait pourtant pas être
difficile, quand on prétend en avoir la maîtrise, d'annoncer un
chiffre précis TTC tenant compte de tous les avenants et
aménagements à venir alors qu'on est arrivé à la moitié des
travaux sur le bâtiment ! Après une brève joute oratoire, madame le
maire s'est engagée à communiquer ce chiffre global dans le
prochain bulletin. Donc encore un peu de patience... Cette somme
dépasse, pour l'instant, les 600 000 € TTC et rappelons que
le projet de l'ancienne majorité qui « devait ruiner Callac
et bloquer tous les investissements » s'élevait à 465 000
€ !!!
En
fin de conseil, Lise Bouillot a fait part de son inquiétude et de sa
difficulté à appréhender le casse-tête de la nouvelle communauté
d'agglo. Comme prévu, en rentrant dans les détails des
compétences et des finances, on s'aperçoit que le monstre « paimpolocentrebreton » ne pourra pas fonctionner sainement tant
grandes sont les dissemblances entre les différents territoires. Il
ne reste plus qu'à souhaiter que les élus des communes autour de
Paimpol aient gain de cause dans leur recours au tribunal
administratif contre la décision préfectorale. Il sera peut-être
encore temps de rejoindre la CCKB, comme nous l'avait proposé le
préfet à l'origine, ce qui préserverait une chance de construire
un jour un Grand Poher, avec d'autres personnalités plus soucieuses
de l'intérêt de leur population que de leurs prérogatives. On peut
toujours rêver.
Madame
le maire a expliqué que l'accueil des migrants dans
l'appartement de l'école Sainte-Anne ne se ferait probablement pas
faute de candidats, les migrants de Calais n'ayant qu'une idée :
rejoindre l'Angleterre dont le fonctionnement économique correspond
beaucoup plus à leurs aspirations.
Pour
finir, Corinne le Coz a demandé ce qui avait motivé l'arrachage
surprise à la pelleteuse de la rocaille du jardin de Pors
Anken . Il lui a été répondu que cette création de notre
personnel des espaces verts était dans un triste état (????) et
que, de toute façon, il n'avait jamais plu à notre première
magistrate. Quelques voix se sont élevées, y compris de la
majorité, pour défendre cet aménagement esthétique et agréable.
Au
fond, sur le plan symbolique de la violence, y a-t-il une grande
différence entre un tracto dans un jardin zen et un pavé dans un
cinéma ?
* « This
is my land » : « C'est ma terre »
**
Méditer à ce propos sur la lucidité de Pierre Desproges et son
aphorisme prémonitoire ( 1982) ci- dessous. Trente-trois ans plus
tard, on envisage pour la prochaine élection du président de la
République un duel auquel participerait l'Extrême droite ! On y
est !
Réalisé
à partir de la photo du Télégramme parue le vendredi 20 mai 2016
mardi 10 mai 2016
Le « Petit Soleil du XXI siècle » s’est levé sur Callac...
L’entreprise
de démolition continue... Après avoir dévoyé l’esprit initial
du projet d'aménagement du foirail qui se voulait
participatif, esthétique et pédagogique, après avoir fait voler en
éclats notre ralliement à Poher-Communauté pour des questions
d’amour-propre indignes de la responsabilité d’un élu du
peuple, voici que madame le maire poursuit son œuvre en saccageant
le jardin de Pors Anken .
La
municipalité précédente dont elle faisait, rappelons-le, partie
avait confié au personnel du service espaces verts de la commune la
conception et la réalisation de ce semi-enclos non constructible
afin que les jardiniers puissent exprimer leur créativité en toute
liberté. De là était né un joli lieu paisible à mi-chemin entre
les jardins zen à la japonaise et les doux affleurements
granitiques et intemporels de notre Centre-Bretagne.
Hélas,
aujourd'hui, changement de braquet et, dans le droit fil de la
mise au pas du personnel et de la mise en place d’une surveillance
par géolocalisation pour pister les agents communaux, madame le
maire n’y est pas allée de main morte : elle a fait enlever au
tractopelle les blocs de granit du jardin qui semblaient être là
depuis toujours, comme polis et adoucis par le temps... Et tout cela
parce qu’elle n’aime pas, dit-elle, l’élément minéral...
manifestant surtout ainsi le plus grand mépris pour les auteurs de
cette composition, sans compter l’inutile gabegie publique
résultant de son caprice d'autocrate.
Adieu
donc ce petit coin de « zénitude », aspiration pourtant
tout à fait légitime et dans l'air du temps en ce monde chaque jour
plus stressant. Les Callacois s'en passeront... On attend
maintenant à la place quelques mètres supplémentaires de pelouse
et de grillage « bleu gendarme » qui semblent, au yeux de
notre première magistrate, représenter le comble du bon goût.
A
n’en pas douter, ses électeurs se réjouiront de voir s’accomplir
sous leurs yeux les grands desseins de notre « Petit
Soleil du XXI ème siècle » à nous ! Qu'il en soit fait
selon son bon vouloir ! Longue vie à notre dirigeante !
Les
autres se demanderont sans doute jusqu’où elle ira dans le mépris
et l’irrespect du personnel communal et, plus largement, de
ses concitoyens ainsi que dans quel état elle laissera l'espace et
l'âme de notre commune dans quatre ans ...
mardi 26 avril 2016
mercredi 13 avril 2016
LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN ...
Beurk !
Je n’aurais jamais dû toucher à ce gâteau d’anniversaire ! Le
peu que j'en ai mangé m’a rendu bien malade et j’ai l’impression
que je ne suis pas le seul, au vu du peu de commentaires exprimés
sur la recette de notre célèbre pâtissière locale.
Mais
où sont donc passés tous ces fidèles et zélés soutiens, prompts
à voler au secours de leur gente Dame ? Le gâteau les
aurait-il aussi anéantis ? N'auraient-ils pas digéré les
couleuvres avalées depuis 2 ans ?
Il
faut dire qu’à peine remis de cette intoxication, il a fallu
avaler l’affaire Mikerson Olivier, tout aussi toxique !
Mais
qu’arrive-t-il donc à notre pauvre Callac ? Il est vrai que
ni son architecture ni sa situation géographique n'ont jamais fait
d'envieux mais la vie y était paisible et chacun
reconnaissait le sens de l’accueil de ses habitants et leur belle
et riche vie associative.
Et
voilà que, patatras, en deux, trois ans, envolés, à quelques rares
exceptions près, le bien- vivre ensemble, le sens de la fête et de
la solidarité. Pire voici que notre commune qui fut un exemple de
l'accueil de l'Autre se voit aujourd'hui marquée au fer rouge de
l’infamie raciste.
Comment
en est-on arrivé là ? Cette atmosphère délétère ne
serait-elle pas liée aux propos insidieux distillés
pendant la dernière campagne électorale, aux mensonges, aux
promesses non tenues, aux non-dits, aux petits calculs d’intérêt
personnel, à l’absence de conscience politique ? Se poser la
question, c'est déjà y répondre et, soit dit en passant, par là
même comprendre aussi pourquoi est né « Le Hérisson
Callacois » qui s'efforce avec ses faibles armes de
mettre en lumière ce que l'on voudrait souvent cacher sous le
manteau.
On
peut aussi se demander quelle est la part des propos
innocemment distribués par ceux qui détiennent à la fois autorité
morale et parole publique .
Dans
le bulletin paroissial « Mouez an Argoat » d’avril
2013 , on pouvait lire : « Mais on ne doit
recevoir et garder chez nous que ceux qu’on est en mesure
d’accueillir décemment, à qui on peut donner pain, logement et
travail, éducation, ceux qui veulent intégrer notre société, en
apprendre la langue, en respecter les lois, les mœurs, les religions
déjà présentes. Sinon, préparons-nous à leur dissolution
progressive, à leur submersion dans le temps par une autre
civilisation, culture, tradition, religion, langue… à échéance
possible d’une cinquantaine d’années... Le voulons-nous ?
»
Ce
genre de propos de la part de responsables ecclésiastiques locaux ne
sont-ils pas de nature à attiser les esprits alors qu’une petite
musique monte et s’insinue partout dans notre société, une petite
musique que nous reconnaissons bien et qui s’est toujours terminée
jusqu’à présent dans un tintamarre xénophobe et destructeur ?
Le
dernier exemple en date de ce comportement propre à détruire
confiance et unité entre les gens et à n' apporter que méfiance et
rancoeur est la prévision dans le dernier budget d'une ligne de
trésorerie pour que la commune s'équipe d'un système de géo
localisation du personnel et cela sans que ce dernier en ait
été informé officiellement. Pourtant n'est-ce pas la qualité
des rapports humains qui conditionne la qualité du travail accompli
?
N’est-il
pas temps de rectifier le tir... à moins qu’il ne soit déjà trop
tard !
lundi 28 mars 2016
Un joyeux anniversaire ?
Après
la frugale période d'hibernation plutôt tourmentée que je viens de
traverser et les derniers événements callacois, nul ne s'étonnera
que je rêve pour me remplumer les flancs et les piquants d'un bon
gros gâteau bien roboratif dégoulinant de crème, de chocolat et de
meringue. Et le prétexte pour me mettre aux fourneaux est tout
trouvé : les deux ans de mandat de notre maire, ça se fête !
Bien sûr, en la circonstance, à tout seigneur tout honneur, la
recette qui s'impose immédiatement à mon esprit est celle du
célèbre « Gâteau de la maire Bouillot », recette qui
a permis à notre édile de rouler dans la farine une bonne partie
des Callacois, notamment de gauche, séduits en mars 2014 par
la maestria de ce Top chef de la pâtisserie locale et électorale.
Joyeux
anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux
anniversaire, madame Bouillot, joyeux anniversaire !
Cette
ritournelle en tête et l'eau à la bouche, je me lance donc
dans l'étude de cette nouvelle recette rentrée depuis deux
ans dans le patrimoine culinaire callacois.
Recette
du gâteau de la maire Bouillot
Le
gâteau comporte trois étages. Le premier étage est
composé d'une bonne génoise bien ferme et bien moelleuse. Pour ce
faire, mélanger les finances très saines héritées de la
précédente brigade de cuistots, l'endettement maîtrisé de longue
date et le gel des taux d'imposition. Puis incorporer
progressivement les différents programmes déjà mis en place avant
2014 (accessibilité, bâtiment multifonctions, aménagement du
marché aux veaux, service communication, entretien de routine de la
voirie et des bâtiments, maîtrise de l'énergie en lien avec
l'ALECOB, équipement du lotissement de Kerret en lien avec
l'ADDAC.). Mettre au four soigneusement préchauffé ( thermostat 7 )
pendant 6 mois jusqu'à obtenir une belle couleur dorée et
appétissante et surtout ne pas hésiter à s' en attribuer le
mérite.
Ensuite
pour mettre en place le deuxième étage du
gâteau, étaler sur cette consistante base une très
épaisse couche de crème de synthèse riche en colorants et
arômes artificiels.
Il
est conseillé d'opter pour un parfum à la gouvernance
démocratique, très au goût du jour même s'il
laisse souvent en bouche une certaine amertume, ce qui est
particulièrement le cas de la variante callacoise de cette crème
dont voici la composition et les dosages conseillés :
Verser
à la louche :
–
concentré
de revirements électoraux
– extrait
de comportement autocratique envers la majorité municipale et le
personnel
– léger
caramel de décisions votées par l'ensemble du conseil et non prises
en compte
– farine
à rouler pour réunions publiques qui ne servent qu'à présenter ou
entériner des décisions déjà prises
– huile
vierge pour graissage de girouette
– macédoine
de contre -vérités
Ajouter
à volonté :
– muselé
de presse en réunion publique ( projets miniers, «
off » du conseil municipal )
– écrasée
de téléphones multimédias (durant les conseils)
– piment
de la Sainte-Barbe en hommage à nos pompiers
A
saupoudrer avec la plus extrême parcimonie en un insoupçonnable
nuage :
– chapelure
de consultations citoyennes
– concassé
de comité de pilotage pour projet
– inconsistante
et versatile pincée d'humanité dans la prise en compte des
problèmes
La
troisième partie du gâteau, pour compenser la
lourdeur de la partie centrale devra être très légère. C'est la
plus spectaculaire mais aussi la plus délicate car il s'agit de
couronner la pâtisserie d'une
aérienne meringue en forme de dôme symbolisant le paradis
promis. Monter
les blancs d'oeufs en neige et les mettre à four très doux, faute
de quoi la jolie promesse de dentelle meringuée s'évanouira en
quelques instants.
Nota
Bene : Il se dit dans Callac que
cette difficulté n'est toujours pas maîtrisée par madame Bouillot
toute virtuose qu'elle puisse être en matière de gâteaux et de
promesses. Ainsi, disparus le conseil bis des jeunes et la rénovation
de l'aire de jeux. Oubliée la défense de la poste maintenant
fermée le lundi toute la journée, au grand dam des commerçants.
Envolés l'animateur économique, l'annulation du projet
pharaonique du foirail, le refus des rythmes scolaires et des TAP.
Perdus de vue à ce jour le zérophyto, les jardins, vergers et
potagers partagés, la revitalisation du marché, la relance du
commerce local...
Après
ce petit aparté, je reviens à la recette : Pour
terminer, même en cas de flop total de la meringue, ne pas oublier
la cerise sur le gâteau.
Vous
le savez, je suis un incorrigible bavard et ne puis m'empêcher
d'ajouter à ce propos qu'on raconte sous le manteau et même dans la
presse que la cerise promise s'est transformée en dernier lieu
en un amer noyau propre à se casser les dents. Ce noyau, difficile à
avaler et à digérer, vous l'aurez compris, est l'échec dans le
cadre de la réforme territoriale de la fusion promise avec
Poher Communauté. Je vous en ai déjà beaucoup rebattu les oreilles
tant j'y attache d'importance et n'enfoncerai pas davantage le
couteau ( de cuisine) dans la plaie.
Pour
ne rien vous cacher, finalement, rien que l'évocation de cette
montagne de crème frelatée
a suffi à me conduire jusqu'à l'écoeurement et m'a coupé
l'appétit et l'envie de faire la fête. J'ai déjà dans la
bouche et je ne suis pas le seul comme un goût amer de tristes
lendemains de bombance et d'ivresse.
De
son côté, madame le maire semble s'apprêter à savourer d'ici
quelques jours, son gâteau d'anniversaire avec entrain. Il
faut croire que les perspectives d'adhésion à Guingamp Communauté
lui ont réveillé l'appétit.
Mais,
Chère Madame le Maire, n'allez ni jusqu'à l'indigestion ni jusqu'à
la carie dentaire par abus de sucre ! J'ai pu constater, à mon
grand regret, que le désert médical prévisible qui
s'installe à Callac n'a jamais fait partie de vos préoccupations
tant pendant la campagne électorale qu'aujourd'hui, aussi ne
voudrais-je surtout pas que votre petit gâteau d'anniversaire
puisse vous causer un quelconque désagrément d'ordre digestif…
Joyeux
anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, madame
Bouillot, joyeux anniversaire !
Inscription à :
Articles (Atom)






